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GUIDES PRATIQUES · LOI 25

Votre site Web est-il conforme à la Loi 25? La liste de vérification

Par Danny Malouin. Mis à jour le 22 octobre 2026. Révisé chaque trimestre.

Toutes les parties de la Loi 25 sont maintenant en vigueur. La plupart des sites de PME ratent les mêmes quatre choses : une politique de confidentialité claire, un responsable nommé, un suivi désactivé tant que le visiteur ne dit pas oui, et une vérification avant que les données sortent du Québec.

Ceci est une liste de vérification pratique, pas un avis juridique. Pour votre situation précise, consultez un avocat.

LES ENJEUX

En un coup d’œil

Sanction administrative
10 M$ ou 2 %

Maximum, ou 2 % du chiffre d’affaires mondial si c’est plus élevé. Imposée par la CAI.[2]

Amende pénale
25 M$ ou 4 %

Maximum, ou 4 % du chiffre d’affaires mondial si c’est plus élevé. Doublée en cas de récidive.[2]

Phases en vigueur
3 sur 3

Septembre 2022, 2023 et 2024. Toutes les obligations s’appliquent.[1]

On n’a trouvé aucune trace publique d’une grosse amende contre une petite entreprise jusqu’ici. Le risque aujourd’hui, ce sont surtout les plaintes, les enquêtes et la perte de confiance. Ça change à mesure que la CAI publie ses décisions.

NEUF POINTS

La liste de vérification

1. Politique de confidentialité

Publiez-la en mots simples

Tout site qui recueille des renseignements personnels doit publier une politique en termes simples et clairs, mise à jour au besoin. Article 8.2.[4]

2. Responsable

Nommez-le et publiez-le

Par défaut, c’est la personne la plus haut placée. Publiez son titre et ses coordonnées sur le site. Article 3.1.[1]

3. Avis à la collecte

Dites pourquoi à chaque formulaire

Les fins, les moyens, les droits des personnes, qui reçoit les données et si elles sortent du Québec. Article 8.[6]

4. Consentement

Demandez-le à part, fin par fin

Le consentement doit être manifeste, libre et éclairé, et demandé séparément de toute autre information. Article 14.[3]

5. Suivi

Désactivé tant qu’on ne dit pas oui

Les outils qui identifient, localisent ou profilent doivent être désactivés par défaut. Article 8.1.[3]

6. Transferts

Évaluez avant que ça sorte du Québec

Une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée et une entente écrite d’abord. Article 17.[5]

7. Incidents

Tenez un registre

Notez chaque incident de confidentialité. Déclarez les incidents graves à la CAI et aux personnes touchées. Articles 3.5 et 3.8.[1]

8. Conservation

Supprimez ce qui ne sert plus

Détruisez ou anonymisez les données une fois leur fin atteinte. Article 23.[6]

9. Portabilité

Remettez les données sur demande

Dans un format structuré et courant. En vigueur depuis septembre 2024. Article 27.[1]

L’OUBLI LE PLUS FRÉQUENT

Témoins et outils d’analyse

Les lignes directrices de la CAI sur le consentement disent que les fonctions de suivi doivent être désactivées par défaut et exiger un geste positif du visiteur pour s’activer.[3] En pratique, Google Analytics, le pixel Meta, les balises LinkedIn et les témoins publicitaires ne devraient se charger qu’après un oui du visiteur.

Les témoins strictement nécessaires, comme un panier d’achat ou une session de connexion, échappent sans doute à cette règle.[7] La CAI n’a pas publié de guide propre aux témoins, donc les lignes directrices sur le consentement font référence.

Une bannière avec seulement un bouton OK, ce n’est pas un consentement. Refuser doit être aussi facile qu’accepter.

La CAI a écrit en octobre 2026 que les interfaces trompeuses affaiblissent le consentement.[9] Les bannières manipulatrices sont un risque qui grandit.

OÙ VONT VOS DONNÉES

Formulaires, CRM et données hors Québec

Chaque formulaire de contact envoie des renseignements personnels quelque part : votre boîte courriel, un CRM, un outil d’infolettre, une application de réservation. Si cet outil conserve les données hors Québec, l’article 17 exige une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée et une entente écrite avant le transfert.[5]

Choisir des outils hébergés au Canada simplifie cette évaluation. Ça ne l’élimine pas, parce que des équipes de soutien et des sous-traitants à l’étranger peuvent quand même accéder aux données.

Comparer l’hébergement de Zoho et HubSpot

PORTÉE

Est-ce que ça s’applique à vous?

Oui, si vous exploitez une entreprise au Québec. Il n’y a aucun seuil de taille ou de revenus. Une entreprise d’une personne avec un formulaire de contact est visée.

Les entreprises hors Québec qui recueillent des renseignements sur des résidents du Québec sont probablement visées aussi, selon des juristes. La loi n’a pas de disposition explicite là-dessus, donc c’est une interprétation, pas une règle établie.[8]

LES NOUVEAUTÉS

Ce qui a changé en 2026

Janvier 2026

Décisions publiques

La CAI a commencé à publier en ligne les décisions de sa section de surveillance.

Juin 2026

Rapport quinquennal

74 recommandations au gouvernement, dont l’interdiction des interfaces trompeuses.[10]

En savoir plus

Octobre 2026

Le consentement repensé

La CAI a évoqué un consentement géré par le navigateur et a ciblé les interfaces trompeuses.[9]

En savoir plus

Par où commencer

Étape 1

Nommez votre responsable

Cinq minutes. Mettez le titre et un courriel sur votre page de confidentialité.

Étape 2

Listez ce que votre site recueille

Chaque formulaire, témoin, pixel et extension. Notez où chacun envoie les données.

Étape 3

Réglez le consentement au suivi

Bloquez l’analyse et les pixels tant que le visiteur ne dit pas oui, avec un vrai bouton Refuser.

Étape 4

Réécrivez la politique

En mots simples, qui reflètent ce que votre site fait vraiment.

Beep Digital conçoit et héberge des sites Web à Montréal. On peut passer votre site au crible de cette liste et régler la partie technique. Pour un avis juridique, travaillez avec un avocat.

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